Maîtres

ALBRECHTSBERGER Johann Georg (1736-1809)

Johann Georg Albrechtsberger naît le 3 février 1736 à Klosterneuburg en Basse-Autriche. Il commence son éducation musicale à l'Abbaye de Melk puis étudie la philosophie au séminaire des jésuites de Vienne. Il trouve par la suite un premier emploi comme organiste à Raab (Hongrie) en 1755. Après une charge à Maria Taferl puis à Melk, il s'installe définitivement dans la capitale autrichienne en 1766 et devient organiste à la cour impériale. En 1772, il est nommé directeur musical de l'église des Carmélites. Albrechsberger finit maître de chapelle de la cathédrale Saint-Étienne en 1792.

NEEFE Christian-Frederic (1748-1798)

Issu d'une famille nombreuse, Neefe naît le 5 février 1748 à Chemnitz en Saxe. Il reçoit ses premiers leçons de musique de l'organiste de la ville. Il a 12 ans lorsqu'il livre ses premiers essais en composition sous la supervision du chantre Christian Gotthilf Tag (1735 - 1811). Devenu adulte, il se destine d'abord à l'étude et la pratique du droit. Sous la pression d'un père qui veut en faire un juriste à son image, il s'inscrit à l'université de Leipzig en 1769, ce qui le conduit à plusieurs épisodes dépressifs.

RIES Franz (1755-1846)

Franz Anton Ries naît le 10 novembre 1755 à Bonn. Fils de Johann Ries, trompettiste à la cour de l'Electeur de Cologne, il fait très vite figure d'enfant prodige. A seulement onze ans, il devient violon solo du Kurfürstlischen Hoforchester de Vienne. Par la suite, il joue dans différents quatuors et rencontre plusieurs succès comme violoniste solo. Etabli à Bonn, il devient un professeur réputé et compte parmi ses élèves le jeune Beethoven pour l'apprentissage du violon. Il a dix enfants dont l'aîné, Ferdinand, devient l'élève et l'ami de Beethoven à Vienne.

SALIERI Antonio (1750-1825)

Salieri naît le 18 août 1750 à Legnano (République de Venise) dans le nord de l'Italie. C'est à quinze ans qu'il débute le chant à Venise. En 1766, il y rencontre le compositeur Florian Gassman qu'il suit à Vienne afin de devenir son élève en contrepoint et composition. Par son intermédiaire, il rencontre Gluck dont il devient l'élève et l'ami. Afin d'aider le jeune musicien, ce dernier fait exécuter "Les Danaïdes" à Paris en 1784 et la présente comme une œuvre commune des deux compositeurs (Salieri est en réalité l'unique auteur).