Symphonie n°7

Op.92. Tonalité : la majeur. Période d'élaboration : 1811-1812. Publication : Steiner & Co, novembre 1816, Vienne. Dédicataire(s) : comte Moritz von Fries. Partition : imslp

Trois ans après la symphonie pastorale, Beethoven se met à la composition de sa septième symphonie. Contemporaine de la huitième symphonie, le compositeur en parle comme la "grande" symphonie ("une de mes meilleures oeuvres") à coté de la "petite" huitième (au point vue durée). C'est pendant l'hiver 1811-1812 que Beethoven se met sérieusement à la composition de sa symphonie en la. Il l'achève le 13 mai 1812.

La première exécution n'a lieu seulement que le 8 décembre 1813, sous la direction du compositeur. A cette époque la surdité de Beethoven s'était encore aggravée, mais il ne voulait jamais laisser quelqu'un d'autre diriger à sa place. Ludwig Spohr raconte une anecdote amusante pour nous mais tragique pour le compositeur lors du concert:

L'interprétation fut absolument magistrale, malgré la direction de Beethoven à la fois confuse et comique. On s'aperçoit que le pauvre maître presque totalement sourd, n'entendait plus les passages piano de sa propre musique. Malheureusement cette infirmité fut encore plus évidente durant le deuxième moitié du premier mouvement de la symphonie. Ce passage comporte deux pauses qui se suivent très rapidement, et dont la seconde précède un pianissimo. Beethoven, durant l'exécution, a dû oublier ce passage. En effet, il recommença à marquer le tempo avant que l'orchestre n'arrive à la seconde pause. Ainsi sans qu'il s'en rende compte, Beethoven eut bientôt 10 ou 12 mesures d'avance sur l'orchestre. Durant le crescendo suivant, au moment où, selon lui, le forte devait commencer, il leva les bras en faisant un bond. Comme il ne produisit aucun forte, il regarda autour de lui d'un air inquiet et fixa haineusement l'orchestre qui attaquait seulement le pianissimo. Il ne compris véritablement ce qui se passait que lorsque surgit tout à coup le forte qu'il n'attendait plus.

Cette septième symphonie est publiée en 1816 et la dédicace va au riche banquier, le comte Moritz von Fries, amateur de musique. La septième symphonie est surtout connue pour son deuxième mouvement allegretto qui fut bissé lors du concert de décembre 1813