Les quatuors à cordes

Les seize quatuors de Beethoven plus la Grande fugue constitue un des cycles les plus importants dans l'œuvre du compositeur. Ils constituent la part maîtresse de sa musique de chambre. En ce mettant aux quatuors, alors âgé de 28 ans, c'est l'héritage important de Haydn et de Mozart que Beethoven assume ici. Tout comme les sonates et les symphonies, il va réaliser un inventaire des moyens acquis en vue de leur dépassement permanent et va révolutionner l'écriture pour quatuor. Ces quatuors sont généralement classés, comme les sonates pour piano, en différentes périodes. Beethoven s'est attaqué aux quatuors à trois reprises différentes :

1798-1800 : Les six quatuors "Lobkowitz" de l'Opus 18 est le premier groupe important, à cette époque le compositeur domine les problèmes du clavier.

1806-1810 : Les cinq quatuors "Razumowsky" Opus 59, 74 et 95 sont ceux de la maturité. Plus de virtuosité, Beethoven repense complètement le genre et bouscule les formes consacrées.

1822-1826 : Les cinq derniers quatuors ( plus la Grande fugue). Ceux sont les dernières méditations du maître. Il laisse libre court à ses pensées dans le langage musicale qu'il s'est forgé. Cela fait douze ans que Beethoven n'avait pas toucher au style. Les polyphonies ainsi que les techniques sont plus complexes. Ces ultimes oeuvres seront les plus incompris du temps de Beethoven.