Amours

BRENTANO Antonie, née von Birkenstock (1780-1869)

Johanna Antonie Josefa Edle von Birkenstock, née à Vienne le 28 mai 1780, est la fille du diplomate autrichien et collectionneur Johann Melchior Edler von Birkenstock et de Carolina Josefa von Hay. Elevée dans la capitale autrichienne, elle semble ne pas avoir une enfance heureuse, notamment après perdu sa mère à 8 ans. Elle passe sept années difficiles à Pressburg (Bratislava) au couvent de l'ordre Saint-Ursule qui se consacre alors à l'éducation des jeunes filles. Elle revient à Vienne en 1895 et poursuit des études en sciences et en arts.

BRUNSVIK Josephine von (1779-1821)

Josephine voit le jour le 28 mars 1779 à Pressburg (Bratislava en Slovaquie). Soeur de Thérèse von Brunsvik, Pépi est la troisième enfant du Comte Anatol Brunsvik (1745-1792) qui avait épousé le 16 mai 1774 la baronne Anna Barbara von Seeberg. Ayant reçu la même éducation que son frères et ses soeurs, elle se rend à Vienne en 1799 avec Thérèse et leur mère qui convainc Beethoven de devenir leur professeur de piano. Durant ce même séjour, Josephine épouse le comte Joseph von Deym, homme de 47 ans. Le compositeur est un hôte régulier du couple qui donne régulièrement des leçons à son élève.

ERDÖDY Marie (1779-1837)

Né von Nicky le 8 septembre 1779 à Arad (Banat), elle épouse en 1796 le comte Peter Erdödy avec qui elle a trois enfants. A la suite de sa première couche, elle devient partiellement paralysée. Elle est une excellente pianiste très tôt une grande admiratrice de Beethoven,. Les deux êtres se rapprochent à partir de 1803. De 1808 à 1809, le compositeur vit même quelques temps chez elle (la comtesse est brouillée avec son mari depuis quelques années). Certains biographes pensent que son influence sur la musique du compositeur était profonde.

GUICCIARDI Giulietta (1774-1856)

Julie Guicciardi naît à Przemyśl en Galicie (actuellement en Pologne) en 1782. En juin 1800, elle s'installe à Vienne avec ses parents. Cousine germaine des sœurs Brunsvik, c'est grâce à leur intermédiaire qu'elle rencontre Beethoven qui devient son professeur de piano. Sensible au charme de son élève (dont la beauté est remarquée par l'aristocratie viennoise), il s'en éprend et lui dédie sa sonate pour piano n°14 (dite "Au clair de lune"). Heureux, le compositeur fait part de sa bonne humeur à son ami Wegeler :

SEBALD Amalie (1787-1846)

Cantatrice à Berlin, Beethoven fait sa rencontre lors d'une cure à Teplitz en 1812. Alors que le compositeur est malade, Amélie joue les infirmières, surveille son alimentation, lui apportant de la soupe et du poulet, lui interdit les promenades matinales dans  les brouillards de l’automne. De nombreux billets très amusants nous montrent leur grande complicité durant cette période. Beethoven apprécie beaucoup sa compagnie à tel point qu'elle fut un temps soupçonnée d'être l'immortelle bien -aimée. Il semble désormais établi que leur relation ne fut qu'un flirt passagé.